Abraham Martin (1589-1684)
Bataille des plaines d'Abraham (1759)
Bataille de Ste-Foy (1760)
Piste de course de chevaux (1767-1847)
Invasion Américaine (1775)
Citadelle temporaire (1779-1783)
Construction des tours Martello (1808-1811)
Observatoire astronomique de Québec (1864-1930)
La prison de Québec (1867-1967)
Club de golf "Royal Québec" (1874-1915)
Québec Skating Club (1877-1918)
Laboratoire de l'Arsenal (1884-1938)
Armurerie Ross (1902-1931)
Démolition de la tour Martello no 3 (1905)
Création de la Commission des champs de bataille nationaux
(1908)
Fêtes du Tricentenaire (1908)
Acquisition de terrains (1908-1954)
Monument Montcalm (1911)
Aménagement et mise en valeur (1912- )
Réservoir municipal (1931-1936)
Musée du Québec (1934)
Station météorologique (1935)
Congrès eucharistique (juin 1938)
Construction du bureau d'administration de la CCBN (1940-1941)
Baraques militaires (1940-1951)
Société Royale d'astronomie du Canada (1941-1962)
Monument Jeanne d'Arc
Tour Martello - historique
Tour Martello - architecture
Tour Martello no 1 (surplombe le fleuve St-Laurent)
Tour Martello no 2 (coin des avenues Taché et Wilfrid Laurier)
Tour Martello no 4 (rue Lavigueur, quartier St-Jean-Baptiste)
Parc et monument des Braves
Avenues des Braves et de Laune
Côte Gilmour
Collection Price
Autres pièces d'artillerie
Monument Garneau
Monument de Wolfe
Puits de Wolfe
Croix du Sacrifice
Terasse Grey
Plaques commémoratives
Fontaine du Centenaire
Kiosque Edwin-Bélanger
Cadran solaire
Pavillon des services
Terasse St-Denis
Service de police
Les serres
Le terrain des sports
Abraham Martin (1589-1684)
Abraham Martin était pilote à bord du vaisseau du roi de France.
Il reçut 32 arpents de la part du chirurgien du bateau qu'il pilotait.
Sa terre ne touchait pas aux limites actuelles du Parc: elle occupait le quadrilatère
formé par la Côte d'Abraham (qui porte son nom), la rue St-Gabrlel,
la Côte Ste-Geneviève et la rue Claire-Fontaine. Cette dernière
s'appelle ainsi parce qu'Abraham Martin empruntait, avec ses animaux, ce qui
était à l'époque un sentier qui menait à une fontaine.
L'appellation "Plaines d'Abraham" vient d'Abraham Martin parce qu'il
était le premier laïc à s'installer sur ce qu'on avait appelé
jusque-là "les Hauteurs de Québec".
Bataille des plaines d'Abraham (1759)
L'affrontement eut lieu le 13 septembre 1759 entre les forces françaises,
sous les ordres du marquis de Montcalm, et les forces britanniques, sous le
commandement du général James Wolfe. Au lever du soleil environ
10 000 hommes étaient alignés, prêts à combattre.
La bataille ne dura qu'un quart d'heure et donna la victoire aux Britanniques.
Quoique de courte durée, la bataille coûta la vie aux deux grands
protagonistes, le général Wolfe et le marquis de Montcalm et fit
plusieurs morts et blessés. La ligne de feu se situait à la hauteur
de la rue Salaberry.
Bataille de Ste-Foy (1760)
L'affrontement eut lieu le 28 avril 1760 entre les troupes françaises
du chevalier de Lévis et les troupes britanniques du général
James Murray. Cette deuxième bataille sur le promontoire de Québec
fut plus meurtrière que la première et les Français en
sortirent victorieux. Ils échouèrent cependant dans leur tentative
de reprendre la ville. Cette bataille prit place beaucoup plus à l'ouest
par rapport à celle de l'année précédente, mais
comme cette dernière, elle s'étendait sur tout le promontoire.
Piste de course de chevaux (1767-1847)
La piste se trouvait environ à l'emplacement de la piste de jogging actuellement.
La première course a eu lieu en 1767. Il faut attendre le début
du XIXe siècle pour assister aux premières courses "organisées".
A l'été de 1808, une dizaine de jours de compétitions hippiques
sont organisés sur les Plaines par de riches marchands et des militaires
britanniques. Mais l'endroit devient trop "populaire" et, en 1847,
pour fuir les spectateurs indésirables on déménage les
courses à l'Ancienne-Lorette.
Invasion Américaine (1775)
Les Américains, en guerre avec les Britanniques, assiégèrent
et attaquèrent finalement la ville de Québec le 31 décembre
1775. La bataille eut lieu dans la basse-ville mais le siège qui s'en
suivit s'est fait en partie sur les Plaines, aux portes de la ville. De plus,
c'est la raison d'être des tours Martello. En effet c'est suite à
cette attaque avortée que les Britanniques décidèrent de
fortifier les Hauteurs d'Abraham.
Citadelle temporaire (1779-1783)
D'après les plans de l'ingénieur William Twiss, les Britanniques
font construire une citadelle temporaire sur la partie la plus élevée
du Cap-aux-Diamants. Cette première citadelle débordait de la
citadelle actuelle. L'avenue du Cap-aux-Diamants contourne ses vestiges de terre
et de bois.
Construction des tours Martello (1808-1811)
En 1812, les tours sont armées et prêtes à servir. Les tours
Martello, comme la Citadelle d'ailleurs, ne seront jamais attaquées.
Une deuxième invasion est tentée par les Américains en
1812 mais ceux-ci sont arrêtés à Châteauguay par Michel
de Salaberry et ses hommes. La construction des toits ne se fait qu'en 1823
alors que l'on constate que l'infiltration de l'eau cause beaucoup de dommage
à la maçonnerie et aux pièces d'artillerie.
Observatoire astronomique de Québec (1864-1930)
Il a été construit par le ministère de la Marine et des
Pêcheries pour donner l'heure juste aux bateaux qui entraient dans le
port de Québec. L'avancement des moyens de communication et plus particulièrement
de la radio, ont rendu ce service désuet car les navigateurs prenaient
désormais leur information directement de Victoria et d'Ottawa qui diffusaient
partout dans le Canada. Lors de sa démolition, les services météorologiques
ont été déménagés à la nouvelle station
météorologique construite en 1935 au 385 rue Wilfrid Laurier.
Le bâtiment et ses annexes furent démolis en 1936 et sont aujourd'hui
remplacés par la Fontaine du Centenaire et un cadran solaire qui rappelle
la longue vocation de ce site.
La prison de Québec (1867-1967)
Après avoir servi de prison pendant près de 100 ans et d'auberge
de jeunesse pendant quelques mois seulement, le bâtiment dessiné
par Charles Baillairgé fait aujourd'hui partie du Musée du Québec.
L'aile est occupée depuis 1992 par le Centre d'interprétation
du parc des Champs-de-Bataille.
Club de golf "Royal Québec"
(1874-1915)
Situé entre les tours Martello nos 1 et 2 et la Citadelle, le club de
golf occupait les "Cove Fields", terrain qui n'avait servi jusque-là
qu'à des parades et exercices militaires. Il était composé
de 14 trous: on refaisait quatre d'entre eux pour compléter les 18 trous
réglementaires. Au début, le terrain était entretenu par
les vaches d'un éleveur qui habitait tout près; elles furent plus
tard remplacées par une faucheuse tirée par un cheval. La pratique
du golf devenant de plus en plus dangereuse pour les touristes, le club déménagea
à Boischatel en 1922 où il est encore aujourd'hui.
Québec Skating Club (1877-1918)
Aussi appelé le "Quebec Food Show" et le "Pavillon des
patineurs", il fut d'abord construit du côté nord de la Grande-Allée
puis, après son incendie en 1889, du côté sud. Le pavillon
servait d'emplacement pour des expositions agricoles et horticoles l'été
et de patinoire l'hiver. C'est là que pendant deux années consécutives
(1912-13) la coupe Stanley fut gagnée pour la première fois par
les Bull-Dogs de Québec. Le Quebec Skating Club est en quelque sorte
l'ancêtre du Parc actuel de l'exposition. Il fut incendié en 1918
et ne fut jamais reconstruit.
Laboratoire de l'Arsenal (1884-1938)
Aussi appelé le laboratoire des "Cove Fields", le laboratoire
de l'arsenal était une annexe de la Cartoucherie de Québec alors
située au Parc de l'artillerie. Il s'agissait d'un atelier de remplissage
et de montage où, au fil des ans, de 100 à 200 femmes (main-d'oeuvre
bon marché et très méticuleuse) se sont relayées
pour la fabrication de cartouches et d'obus. Plusieurs petits bâtiments,
d'un confort très précaire, étaient séparés
les uns des autres par des amoncellements de terre pour limiter les dégâts
en cas d'explosion.
Armurerie Ross (1902-1931)
Aussi appelée "Ross Rifle" du nom de son propriétaire
Charles Ross, plus de 100 personnes y travaillaient. L'usine a été
le fournisseur officiel pour l'armée canadienne jusqu'à ce que
l'on constate que le fusil Ross était plus dangereux pour son utilisateur
que pour celui qui se trouvait en face car il pouvait facilement exploser lors
de son maniement. L'usine fut démolie dans les années 30 pour
faire place au réservoir municipal.
Démolition de la tour Martello no 3 (1905)
De même dimension que la tour no 2, elle était située en
face du Grand Théâtre. Elle fut démolie au mois d'août
1905, trois ans avant la création de la Commission des champs de bataille
nationaux (CCBN) pour faire place à un pavillon de l'hôpital Jeffery
Hale.
Création de la Commission
des champs de bataille nationaux (1908)
La création du parc des Champs-de-Bataille s'inscrit dans un mouvement
international qui voulait que toutes les villes importantes du monde possèdent
un parc urbain. C'était une question de mode mais c'était aussi
une question d'insalubrité dont souffrait également la ville de
Québec. Depuis 1901 il existait un parc municipal (le terrain des sports
situé devant le Musée du Québec) cédé par
les Ursulines à la ville de Québec en échange de quelques
privilèges, mais on pense à un parc national et historique, beaucoup
plus grand. En 1908 on créa la CCBN en lui donnant un double mandat.
Le premier était de commémorer les fêtes du tricentenaire
de la ville de Québec (1608-1908), et le deuxième est d'acquérir,
de préserver et de mettre en valeur les terrains où ont eu lieu
les batailles de 1759 et 1760.
Fêtes du Tricentenaire (1908)
Les fêtes ont eu lieu à Québec du 22 au 29 juillet. Ce fut
un événement national. Quatre représentations des "Pageants"
(grande fresque historique où plus de 1 500 figurants et musiciens ont
fait revivre aux spectateurs les grands moments de l'histoire de la Nouvelle-France
et du Canada) ont été présentées sur les plaines
d'Abraham en présence d'invités d'honneur venus de partout dans
le monde. Des parades dans les rues, la reconstitution du bateau de Samuel de
Champlain le "Don de Dieu" et de son "Abitation" et de spectaculaires
feux d'artifices complétèrent les festivités. On organise
une "ville de tentes" (750) sur les Plaines pouvant loger jusqu'à
3200 personnes.
Acquisition de terrains (1908-1954)
Une souscription publique a permis d'amasser environ 300 000 $. Cette somme,
doublée par des subventions provenant des différents paliers de
gouvernement municipal, provinciaux (Québec et Ontario) et fédéral
a permis à la CCBN de procéder aux acquisitions de terrains. Au
fil des ans, celle-ci a dû négocier avec les communautés
religieuses, le gouvernement du Québec, des particuliers, la ville de
Sillery et la Défense nationale. Les dernières acquisitions sont
le stationnement Laurier en 1990 (face au YMCA) et le 835 avenue Wilfrid Laurier
en 1996 (l'ancien quartier général de la Réserve navale),
à côté du Manège militaire.
Monument Montcalm (1911)
Le 17 juillet 1910, on inaugure un monument à la mémoire de Montcalm
à Vestrie-Candiac, ville natale de Montcalm. L'année suivante,
la France offre à la ville de Québec une réplique de ce
monument qui représente l'"Ange de la Renommée" qui
soutient Montcalm au moment où il fut blessé à mort. On
choisit un emplacement près du parc des Champs-de-Bataille que l'on baptisa
Place Montcalm (à l'ouest de l'hôtel Loews Le Concorde).
Aménagement et mise en valeur
(1912- )
Frederick G. Todd, architecte paysagiste américain, est engagé
par la CCBN pour faire l'aménagement du parc des Champs-de-Bataille,
ce qui en fait le premier architecte paysager résidant au Canada. M.
Todd était un élève de Frederick Law Olmstead, concepteur
de Central Park, et avait déjà fait un réseau de parc à
Ottawa ainsi que le Lac des Castors au Parc du Mont-Royal. M. Todd propose un
concept qui marie le style anglais (plate-bandes sinueuses, plantations d'allure
naturelle, etc..) et le style français (arrangements symétriques,
arbres en rangée, etc..) afin d'honorer la mémoire des soldats
morts des deux côtés. Les acquisitions de terrains et les aménagements
se sont généralement faits entre 1908 et 1954.
Réservoir municipal (1931-1936)
Il y eut de gros incendies dans la basse-ville à la fin du siècle
dernier. On n'arrivait pas à maîtriser les flammes dû en
partie au manque d'eau et de pression. L'administration de la ville demande
donc à la CCBN la permission d'enfouir sous terre deux réservoirs,
pouvant contenir au total 33 millions de gallons d'eau, à un des points
les plus élevés des Plaines. Ces travaux d'envergure s'inscrivent
dans la foulée qu'ont entrepris les différents paliers de gouvernement
pour employer le plus de main-d'oeuvre possible afin de contrer la crise économique
qui s'abattait sur la population. Encore aujourd'hui, c'est dans ce réservoir
que les citoyens de Québec prennent leur eau potable. À la surface
du réservoir on peut apercevoir des structures métalliques en
forme de champignon: ce sont des bouches d'aération.
Musée du Québec (1934)
Le Musée du Québec a ouvert ses portes au public en 1933. Son
administration relève du gouvernement provincial.
Station météorologique
(1935)
Située au 385 avenue Wilfrid Laurier depuis la démolition de l'Observatoire
astronomique de Québec en 1936, le bâtiment sert aujourd'hui de
résidence au commandant de la base des Forces canadiennes de Valcartier.
Congrès eucharistique (juin
1938)
Pendant quatre jours, des centaines de milliers de fidèles prirent part
au premier Congrès eucharistique national où toutes les provinces
ecclésiastiques du Canada étaient représentées.
La messe de nuit a rassemblé à elle seule plus de 65 000 fidèles
sur les Plaines où 150 prêtres distribuèrent la communion.
Le reposoir de quarante mètres de haut est demeuré un attrait
touristique pendant tout l'été. Le Saint-Père s'était
alors adressé aux fidèles en direct par la magie des ondes. Plusieurs
témoins croyaient à un miracle!
Construction du bureau d'administration
de la CCBN (1940-1941)
Jusqu'à ce jour, les bureaux d'administration de la CCBN étaient
situés sur la rue St-Pierre en basse-ville et sur la rue Cook dans le
Vieux-Québec. Le terrain choisi pour les nouveaux bureaux se trouve au
coin des rues de Bernières (390) et Taché à l'extrémité
ouest du jardin Jeanne d'Arc.
Baraques militaires (1940-1951)
Les baraques ou huttes militaires ont été construites pour loger
les soldats canadiens et les prisonniers de guerre allemands au cours de la
Deuxième Guerre Mondiale. Elle devaient être détruites à
la fin des hostilités mais à cause de la crise du logement qui
sévissait à Québec à ce moment-là, la ville
a demandé à la CCBN d'y loger quelques familles nécessiteuses.
Les baraques ont abrité jusqu'à 126 familles en même temps.
L'agglomération que l'on surnommait "Punaises-ville" ou "Faubourg
dé la misère" comprenait une école, une chapelle et
un hôpital. Au fur et à mesure que les familles étaient
localisées ailleurs dans la ville, les baraques désaffectées
étaient démolies. La dernière baraque disparut en 1951.
La CCBN pu ainsi parachever son projet d'aménagement.
Société Royale d'astronomie
du Canada (1941-1962)
On installa une lunette de Foucault sur le toit de la tour Martello no 1. Le
soir, par temps clair, le grand public pouvait donc admirer les étoiles
pour 1$.
Événements d'envergure : la Superfrancofête
(1974), la Chant'août (1975), À l'assaut de la Capitale (1994)
et le Carnaval de Québec depuis plusieurs années pour ne nommer
que les principaux.
OCCUPATION ACTUELLE DU PARC DES CHAMPS-DE-BATAILLE
La CCBN est un organisme fédéral régi par la loi administrative des établissements publics et représenté au parlement par le ministre du Patrimoine canadien. Un conseil d'administration, composé de bénévoles nommés par le gouverneur en conseil, se réunit aux cinq semaines environ pour décider des grandes orientations de la Commission. Les employés sont au nombre de 31 années/personnes.
Le parc des Champs-de-Bataille est le plus grand parc à Québec.
Il est le 10e plus grand parc urbain au monde (après Tokyo et avant les
Tuileries à Paris).
Le Parc comprend: 265 acres de terrains, plus de 6000 arbres répertoriés, 50 canons historiques, 17 km de routes et de sentiers, une dizaine de bâtisses administratives, 6 monuments, 3 tours Martello, 2 parcs, 2 terrasses, 1 centre d'interprétation, 1 pavillon de services, 1 kiosque à musique, 1 fontaine, 1 cadran solaire sans oublier le mobilier du Parc (600 bancs, 345 lampadaires, 200 tables à pique-nique, 200 poubelles, etc.). Pour gérer le tout, la CCBN compte différents services : les Finances, la Sécurité, l'Aménagement et l'entretien, l'Animation et la Muséologie, l'Accueil et l'information. Jardin Jeanne-d'Arc
C'est un jardin de type classique qui contient plus de 150 espèces de plantes annuelles, vivaces et bulbeuses. Dessiné en 1937 par Louis Perron, ce jardin rallie le formel (style français: maçonnerie symétrique) et l'informel (style anglais: plate-bandes sinueuses). Il est entretenu de mai à octobre.
Monument Jeanne-d'Arc
Ce monument, inauguré le 1er septembre 1938, a été donné
par un couple d'Américains tombés sous le charme de Québec
et fascinés par le récit qu'on leur a fait des batailles. Pour
les donateurs, Jeanne d'Arc est le symbole du courage et de la témérité.
L'auteur de la statue est Mme Anna Hyatt Huntington. Il existe 3 autres répliques
de cette statue: Blois (France), Gloucester (Massachussetts) et San Francisco.
L'original se trouve à New York.
Tour Martello - historique
L'origine des tours Martello est le Cap Mortella en Corse où les Britanniques
ont tenté de s'emparer d'une tour semblable en 1793. Ce n'est que l'année
suivante qu'ils réussirent mais seulement en installant l'artillerie
à terre et en faisant un tir systématique. Impressionnés
par l'efficacité de leur architecture, les Britanniques adoptèrent
les tours pour leurs possessions de par le monde et en construisirent 194 pendant
la Guerre napoléonienne. Seize tours ont été construites
au Canada dont 4 à Québec.
Tour Martello - architecture
Construites presqu'en ligne droite, elles sont parallèles aux murs de
fortification de la ville et se flanquent mutuellement. Le mur ouest, exposé
à l'ennemi, est plus épais alors que le mur est, plus mince, pouvait
être détruit à partir des fortifications de la ville en
cas de prise par l'ennemi. Les plus grandes tours (2 et 3) pouvaient abriter
20 hommes alors que les plus petites (1 et 4), pouvait en abriter 12. Les garnisons
se relayaient à chaque lune (1 mois). Les tours Martello ont subi une
restauration majeure en 1992-93. On choisit alors de refaire les toits pour
les mêmes raisons qu'en 1823: protéger la maçonnerie ce
qui a également l'avantage de donner un étage de plus pour les
expositions.
Tour Martello no 1 (surplombe le
fleuve St-Laurent)
Pendant plusieurs années, elle servit de support à un réservoir
d'eau pour l'Armurerie Ross. Acquise par la CCBN en 1936, elle abrite depuis
1994 une exposition sur le génie militaire et l'architecture des tours
Martello.
Tour Martello no 2 (coin des avenues
Taché et Wilfrid Laurier)
Acquise en 1923, elle propose une exposition sur l'astronomie et la météorologie
ainsi qu'un film intitulé "Le langage de la nuit".
Tour Martello no 4 (rue Lavigueur,
quartier St-Jean-Baptiste)
De 1892 à 1906, elle fut habitée par un agent de la paix et sa
famille qui servait de gardien à la tour. La CCBN en a fait l'acquisition
en 1910. Cette tour est fermée au public.
Parc et monument des Braves
Le parc des Braves a environ 15 acres de superficie et est relié au parc
des Champs-de-Bataille par l'avenue des Braves. Il commémore la bataille
de Ste-Foy. En 1852, on découvrit des reliques de la bataille de Ste-Foy.
Deux ans plus tard, on fit une tombe commune et on organisa une procession funéraire
appelée la translation où assisteront près de 25 000 personnes.
L'année suivante, la Société St-Jean-Baptiste fit ériger
un piédestal et une colonne dessinés par Charles Baillairgé.
On retarda la cérémonie de dévoilement de quelques jours
afin d'inviter l'équipage de la Capricieuse, le premier vaisseau français
à mouiller le port après la Conquête. A bord du bateau se
trouvait l'oncle de l'empereur Napoléon III, Jérome-Napoléon
Bonaparte, qui se fit un devoir, de retour en France, de faire parvenir une
statue de Bellone, déesse romaine de la guerre, que l'on installa au
sommet de la colonne en 1861. Le Parc et le monument ont été acquis
par la CCBN en 1908.
Avenues des Braves et de Laune
La rue, les lampadaires (exclusifs au Parc), les fleurs et les arbustes jusqu'aux
trottoirs appartiennent à la CCBN. En 1908, les propriétaires
qui voulaient s'y construire devaient assurer la CCBN que la valeur minimale
de leur résidence était supérieure à 9 000 $.
Côte Gilmour
Cette côte fait le lien entre la haute-ville et la basse-ville.
Collection Price
Dix pièces d'artillerie ont été léguées à
la CCBN en 1913 par la succession de H.M. Price. Neuf se retrouvent devant la
terrasse Grey et le dixième, trop fragile pour rester à l'extérieur,
a été restauré et est conservé à l'intérieur.
La collection comprend des pièces britanniques et françaises dont
la plus ancienne provient d'un navire de la flotte de Walker, échoué
à l'Ile-aux-oeufs en 1711.
Autres pièces d'artillerie
Trophées de guerre allemands : 7 pièces d'artillerie allemandes
capturées à l'ennemi par les Forces canadiennes durant la Première
Guerre Mondiale sont disséminées sur le site.
Mortiers : 3 mortiers se retrouvent aux abords du monument Garneau et 4 autres sur le monument des Braves. Avec sa bouche pointée vers le haut, le mortier servait surtout à lancer des projectiles par-dessus les fortifications.
Carronnades : les carronnades (environ 30) localisées sur le terrain des sports tiennent leur nom de leur lieu de fabrication: l'usine Carron en Écosse. Ces pièces d'artillerie garnissaient les ponts des nombreux bateaux qui arrivaient à Québec. Ceux-ci étaient délestés avant d'être remplis de bois qu'ils ramenaient en Grande-Bretagne. Avec leur tir à moyenne et courte portée, la carronnade est dite une arme "antipersonnelle" puisque conçue pour attaquer et blesser les individus.
Canons : 4 canons se retrouvent sur le territoire de la CCBN. Avec son tir à longue portée, elle servait à tenir l'ennemi à distance et à faire des brèches dans les fortifications.
Monument Garneau
Il rend hommage au premier président de la CCBN (1908-1939). Il fut inauguré
le 7 septembre 1957. Le monument est une oeuvre de Raoul Hunter, ancien caricaturiste
au journal "Le Soleil".
Monument de Wolfe
En 1790, Samuel Holland, arpenteur-géomètre officiel du gouvernement
dans la colonie, fit installer un monument à l'endroit où le général
Wolfe est décédé, pour remplacer la pierre qui avait été
roulée par un officier présent à la bataille. Ce monument
fut le premier à être érigé à Québec.
En 1832, le gouverneur lord Aylmer fait ériger une colonne où
on ajouta, en 1849, un casque et une épée antique. Ce monument
a été détruit plusieurs fois, celui qui est présentement
en place est le cinquième.
Puits de Wolfe
Situé au nord-est du monument Wolfe, ce puits aurait servi à abreuver
le général agonisant tout près. Les pères Dominicains
ont restauré le puits en 1931 et l'ont offert à la CCBN en 1942.
Croix du Sacrifice
L'inauguration de ce monument a eu lieu le 1er juillet 1924 à la mémoire
des 60 000 canadiens morts lors de la Première Guerre Mondiale. Depuis,
à la onzième heure du onzième jour du onzième mois
de chaque année, on refait la même cérémonie: c'est
le Jour du Souvenir.
Terasse Grey
Nommée ainsi en l'honneur de Earl Grey, Gouverneur général
du Canada de 1904 à 1911, qui a supporté la création du
parc des Champs-de-Bataille.
Plaques commémoratives
Vingt-deux plaques en bronze, réparties sur les deux parcs et installées
en 1924 rapellent des événements (les batailles, les fêtes
du Tricentenaire, le Congrès eucharistique, la Confédération
canadienne); des personnages (George VI, Frontenac, les Hurons) et des lieux
(citadelle temporaire).
Fontaine du Centainere
Elle fut inaugurée le 30 octobre 1967 pour commémorer le centenaire
de la Confédération canadienne.
Kiosque Edwin-Bélanger
Inauguré en 1993, ce kiosque résulte d'uyne collaboration avec
la ville de Québec. Entre 60 et 90 spectacles y sont présentés
gratuitement durant l'été représentant plusieurs styles
: musique classique, opéra, jazz, chanson populaire, chorales et harmonies
sans oublier les auteurs-compositeurs-interprètes. Le capitaine Edwin
Bélanger fonda le Cercle Philharmonique de Québec et dirigea l'Orchestre
symphonique de Québec et la Musique du Royal 22e Régiment.
Cadran solaire
Conçu par M. Rafael Sanchez, arpenteur-géomètre, et inauguré
à l'été 1997, ce cadran solaire est probablement le seul
au monde à être à ;'heure avancée de l'Est. Il est
entretenu par l'Université Laval.
Pavillon des services
Ouvert depuis 1994, le pavillon est ouvert à l'année et abrite
un casse-croûte, une boutique et des toilettes. On y retrouve également
ke bureau de la Société des amis des plaines d'Abraham. Ce pavillon
peut être loué par des groupes qui recherchent un endroit original
pour tenir leur activité amicale, familiale ou professionnelle.
Terasse St-Denis
Cette terasse est situé à ;'extrémité est de la
Citadelle et surplombe la terasse Dufferin et le Château Frontenac. Les
glacis appartiennent à la citadelle mais sont entretenus par la CCBN.
Service de police
La CCBN possède son propre corps policier qui veille à faire respecter
les règlements du Parc, la nuit comme le jour, l'été comme
l'hiver. Depuis l'été 1995, la patrouille à cheval est
revenue sur les Plaines; leur rôle en est un plus de relation publique
que de sécurité.
Les serres
Tous les plants (environ 100 000 par année) nécessaires à
l'aménagement du jardin Jeanne-d'Arc, des mosaïcultures aux pieds
des monuments, des jardinières et des différentes plates-bandes
sont produits dans les serres du Parc.
Le terrain des sports
Le terrain des sports est le grand dégagement qui se trouve devant le
Musée du Québec. On y retrouve des installations permanentes pour
le base-ball, le football, le soccer, le volley-ball, la pétanque et
depuis tout récemment pour le patin à roues alignées.